mercredi 9 juin 2010

PHNOM PENH

Samedi 5
Après une nuit solitaire et réparatrice, - mais avec un réveil en fanfare et tambourins, car il y a funérailles juste à côté de ma guesthouse, qui ne s'appelle peut-être pas pour rien : LastHome ! - je suis en forme pour une première promenade dans les rues de Phnom Penh, et jusqu'au quai Sisowath au bord de la rivière Sonlé Tap à la jonction avec le Mékong.



C'est une grande ville, deux millions d'habitants quand même pour la "colline de Penh" (27 mètres) mais on dirait un chef lieu provincial tant c'est calme, pas l'excitation et la vie trépidante d'une capitale. En tout cas dans ce quartier, et peu de circulation automobile, on a juste les tuktuk, en réalité, et grande différence avec la Thaïlande, ce ne sont pas des minibus ouverts, mais des remorques genre calèche attachées à un scooter, voilà pourquoi c'est poussif... CQFD.




Les gens sont moins agressivement "vendeurs" de leur services : tuktuk Sir, mototaxi Sir, massage Sir, sunglasses Sir.... qu'à Bangkok ou Phuket. Ils ont aussi moins le sourire cousu sur leur visage. Ce qui ne les empêchent pas de sourire aussi, mais au moins en temps opportun.

Tout se paie en dollars, mais ils ont rarement de la monnaie de 10$ et la petite ils te la rendent en riels à un cours......... à eux !

Tout le monde parle anglais et bien mieux qu'à Phuket et en Thaïlande, alors qu'il y a 30 fois moins de touristes, et que la scolarisation n'est de loin pas totale. Y compris les gamins de 6-8 ans qui veulent te vendre de l'eau dans la rue, engage la conversation et où tu vas et tu reviens et tu te souviens de moi tu reviens ici vers moi etc.

Et ma première promenade se termine par une douche monumentale, même à l'abri d'un grand arbre, l'orage qui menaçait depuis un moment a éclaté ! J'aurais mieux fait de traînasser à Wat Botum, le temple à côté du coiffeur de rue et de mon arbre. ;-)
C'est ici qu'en 1930 un charmant jeune novice doux et agréable, est venu passer quelques mois. Par la suite il a changé son nom et sa gentillesse : Pol Pot !!
Faut toujours se méfier des jeunes novices trop doux MDR


Dimanche 6
Re-réveil en fanfare...... les agapes de funérailles ici c'est deux ou trois jours et c'est à table toute la journée. Et après un petit en-cas au club de la presse (FCC : Foreign Correspondent's Club) très sympa bistrot, très bien situé au bord du quai, fauteuils confortable et wifi !
Visites, très bien accompagnée, du musée national, pas grand chose à en dire, et surtout du palais royal et de la pagode d'argent. Bâtiments et intérieurs magnifiques, photos.

C'est quand même fou que chez les peuples les plus pauvres on trouve le plus d'or et d'argent en parure de bâtiments !

Ensuite courte visite au Russian market, énorme bazar où on trouve absolument tout : du t-shirt à la quincaillerie en passant par restauration, électricité et artisanat.

Lundi 7
A propos de novices trop doux, j'ai visité l'horreur du régime de Pol Pot, l'ex-école S21 devenue en 1975 la plus importante prison "Tuol Sleng", où plus de 14'000 personnes ont été torturées, avant d'être assassinées à Choeung Ek (Killing Fields) durant les années du régime génocidaire. Seules huit personnes ont survécus.



Les poubelles et autres containers pour ordures ménagères sont inexistants, comme un peu partout en Asie du sud-est. Elles sont abandonnées au coin de la rue pour que la voirie puissent les enlever, et en attendant avec la chaleur et l'humidité ambiante -entre 33 et 37degrés- bonjour la décomposition et les odeurs !!
Mais cela permet aussi un certain tri sélectif, puisque plusieurs personnes vont dépecer les "sacs poubelles" afin d'y récupérer, qui les bouteilles en plastique, qui les boites en alu, etc. et ainsi générer une économie souterraine de subsistance.


Voilà pour Phnom Penh où j'ai passé presque cinq jours alors que j'en avais prévu trois et où comme d'habitude je n'ai fait qu'entre apercevoir les beautés.
Et où certains me voient déjà marié. C'est juste un joke ! Mais c'est vrai que si je suis resté plus que prévu c'est à cause de lui.
Mais ça je pourrais aussi l'écrire pour chacune ou presque des villes où j'ai passé. :-)

D'ailleurs faudra que....... (refrain connu...)

2 commentaires:

  1. Pour certain ça s'appelle un Doudou et pour d'autres, ça s'appelle un Didi


    Fredo

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