dimanche 27 juin 2010

HONG KONG


Les photos de HONG KONG

Insaisissable Hong Kong, en tout cas en dix jours, tellement tout est démesuré, millions d'habitants, insaisissables eux aussi, en tout cas pour ceux que j'ai essayé d'approcher.

Jamais le hong kongais ne croise ton regard, et quand par hasard tu échanges quelques mots parce qu'il est venu vers toi pour te demander qu'est que tu fais comme job et/ou ton numéro de téléphone, il te regarde à peine. Et ensuite pendant des heures il t'ignore totalement, sans un regard, jusqu'au moment où il décide de revenir avec la question suivante !
Et si par hasard tu frôles quelqu'un, il sursaute effrayé comme si un volcan explosait à deux mètres.
Indéchiffrable attitude. En tout cas pour moi.

Insaisissable pour l'appareil photo aussi, arrivée par un temps maussade, je n'ai pas bénéficié de soleil, mais de pluie, d'orages et de ciel gris, juste quelques éclaircies de temps en temps, mais insuffisantes pour réussir à faire des photos depuis les points de vue intéressants.
Insaisissable par l'écriture et la langue dont la graphie et les sonorités nous sont totalement inconnues.

Les chinois c'est comme les arabes, dès qu'ils parlent tu as l'impression qu'ils s'engueulent. Et voyager en avion avec des chinois/es qui décident de tenir meeting dans le couloir et sur les sièges derrière le tien, nécessite des boule Quiès.

Attention aux plans de ville à l'aéroport, même si la publicité est en anglais le plan est en chinois ! Vérifier avant de se servir !

Sympathique, le verre d'eau qu'on te sert dès que tu t'assied dans un restaurant. Mais surprenant que l'eau soit chaude, dépendant parait-il de la météo extérieure ! Version Hong Kong d'une habitude nord américaine. Mais pas ou très peu de bistrots (excepté Starbucks et un pub...) et très peu de terrasses à même le trottoir. Juste des restaurants, éventuellement avec terrasses, mais sur le toit ou le décrochement d'un immeuble. Et pas de vue, puisque entouré de tours.

Dégueulasse les mecs qui se raclent la gorge pour cracher. cela les aide-t'il à pisser? et que dire des présomptueux qui se tiennent à un mètre de l'urinoir et qui arrosent généreusement le sol en plus de leurs godasses ! J'ai vu un panneau "One step forward" autrement dit : Fais encore un pas en avant !
Mais pas de contraventions pour ceux là, mais pour ceux qui fument dans les lieux publics, l'amende est à 5'000 dollars soit plus de 700 francs ! Dissuasif ! quand donc nos politiques adapteront les tarifs des contraventions à notre niveau de vie ! Mais à part ça, j'ai quand même fréquenté quelques bars à karaoké où l'interdiction n'était pas respectée. Y aurait-t'il des bars plus égaux que d'autres ? comme disait Coluche.

Difficile de se promener et d'apprécier la ville, vu le mauvais temps et la chaleur, étouffante et l'humidité, en plus de la pluie, on est quand même au bord de la mer.
Par contre froid voire trop froid dans les boutiques et autres centres commerciaux dont la ville regorge, tellement il y a débauche de climatisation (réglée à 16 ?), alors que dehors il fait 35. Et il suffit que l'on passe devant les portes des magasins pour prendre un courant d'air glacé qui rafraîchit la rue. Les mesures d'économie d'énergie ne sont pas encore applicable par ici.

jeudi 17 juin 2010

KUALA LUMPUR

Les photos de KUALA LUMPUR


Passer de Siem Reap à Kuala Lumpur, c'est passer de la fin du 19ème siècle européen au 21ème siècle le plus moderne. En moins de 2 heures le dépaysement est total. J'adore les deux !

L'arrivée en ville depuis l'aéroport, une heure de bus, on traverse les plus grands lotissements de pavillons de banlieues que j'aie jamais vu, et d'une densité ! J'ai tenté quelques photos depuis le bus et l'avion, mais elles ne reflètent pas la vision que j'en ai eue.

KL, capitale de la Malaysie, c'est Singapour sur collines c'est le Lisbonne de l'Asie ! Modernité et hyper développement en plus. Un mélange de vieux quartier chinois et de gratte-ciels récents.

Et des prix européens dans la plupart des bistrots, dont la qualité est très variable et n'est en rien reflétée par le prix.

Et partout, il leur faut au moins dix minutes pour te servir un expresso ! Et ce n'est pas par manque de personnel.


Mais je n'en ai pas vu grand chose, je suis beaucoup resté à l'hôtel, me suis forcé d'écrire pour mettre ce blog à jour. De l'abnégation comme dit David. Définitivement la prochaine fois ce sera ou le blog ou les sorties, bars, discos & amants, (ce qui est aussi une façon de découvrir une ville et un pays et sa population) mais en tout cas pas les deux. Je te laisse imaginer mon futur choix.

De toute façon, je ne suis resté que deux jours, et pour une fois je n'avais pas la prétention de tout voir.
Je suis juste sorti hier après-midi voir les Petronas tower de près, mais hélas journée sans soleil, donc photos grisouilles.
C'est moins impressionnant que ce que le chiffre de 451,9 mètres laisse supposer. Que tu sois à distance, en sortant du monorail, (un moyen efficace et rapide de traverser la ville tout en ayant une vue depuis une certaine hauteur) la vision est telle que je les croyais construites dans un fossé, ou au pied tu n'as pas l'impression d'une hauteur pareille. C'était pourtant les plus hautes du monde de 1998 à 2004. Est-ce du à l'entourage de gratte-ciels qui font déjà une cinquantaine d'étages au moins ? Ou un effet de perspective !



Je loge dans une petite guesthouse très sympa, en plein coeur d'une débauche de shoppings mall, tous plus luxueux les uns que les autres. C'est là devant le bien nommé "Pavilion" et sa magnifique fontaine en cristal "Lalique" que j'ai vu la plus grande concentration de crevettes fashion victimes au mètre carré de mon existence. Et les quelques centaines de mètres de rue qui relient la dizaine de malls, le plus grand podium de défilés du monde.

Journées chaudes et sèches et temps agréable en soirée, mais malheureusement impossible de diner tranquille, la coupe du monde de football omniprésente en terrasse comme à l'intérieur, et ce n'est pas un grand écran au fond du bistrot, mais sur tous les murs avec haut parleurs distribués.

Hier soir, mercredi 16, j'ai mangé européen, au Finnegan's Irish Pub un succulent et énorme (j'ai pas pu finir) jarret de porc accompagné de...... choucroute et vu l'omniprésence des écrans je n'ai pas échappé aux pronostiques des différents présentateurs et analystes, 2 à 0, pour les plus optimistes ou 3 à 0, voire pire pour les autres. En attendant mon jarret de porc, j'ai regardé les dix premières minutes du match Espagne - Suisse. La danse du ventre !! Les suisses ont pas touchés le ballon, ils ont rien vu. Je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à ma réflexion sur la fin du 19e et le 21e siècle. Un monde d'écart !
J'ai fini mon super repas et suis parti à la mi-temps, boire un verre au BlueBoy, et voir à quoi ressemble le KL gay dans un pays musulman. Très intéressantes et très chaleureuses expériences.

Ce matin en passant l'immigration à l'aéroport, la préposée me demande si j'ai regardé le match hier soir, moi interloqué, pas sûr d'avoir bien entendu, je lui fais répéter la question. Je réponds non, et soudain en reprenant mon passeport je comprends pourquoi elle me demande ça ! Je lui demande qui a gagné et.... la Suisse 1 à 0. Pas certain de mes oreilles, je file sur du wifi vérifier sur la Tribune. Oh surprise j'ai raté ça ! Ce moment historique ! Bon, aucun regret, vu ma passion du foot ! Et j'ai quand même passé un super moment au BlueBoy. :-)

lundi 14 juin 2010

ANGKOR

Les photos d'ANGKOR


"Lorsque les tours d’Angkor Wat, caressées par la lumière dorée du soleil couchant, se reflètent dans les bassins, on imagine sa splendeur d’antan, à l’époque du règne de son édificateur, le Roi Suryavarman II. En son centre se dresse le temple avec ses cinq tours en forme de fleurs de lotus et dont la principale se dresse fièrement vers le ciel, à 65 mètres de hauteur. Sculptées dans la pierre, des danseuses ornent de nombreuses parois de ce complexe monumental édifié au XIIe siècle. Le temple d’Angkor constitue un important symbole national, il représente la culture khmère, mais aussi le peuple cambodgien d’aujourd’hui. Son effigie orne par ailleurs le drapeau national et les billets de banque. " in Kuoni Asie


Encore une fois, je n'ai qu'un conseil, regarde les photos ! Ca vaut largement mieux que tout ce que je peux écrire, tellement c'est grandiose. Bon ok, sur les photos, tu n'as pas la chaleur, la moiteur la brulure du soleil (j'ai réussi à prendre un coup de soleil sur mes avant-bras pourtant déjà bien bruns !).
Tu n'as pas le sable, oui le sable ! Oui du sable brun, du sable jaune, du sable rouge. Il y a tellement de sable, qu'on pourrait se croire en bord de mer avec la brousse derrière, manque juste la mer. Je suis curieux de savoir pourquoi tout ce sable ici ? Faut que je trouve un géologue.
Et si certains temples ont de la peine à se tenir droit et debout, ce n'est pas uniquement à cause de leur âge (entre 800 et 1200 ans) ou l'emprise de la savane depuis leur abandon au16e siècle, c'est aussi parce qu'ils sont construits sur du sable, on pourrait presque dire château de sable.... sauf que le sable est entouré de pierres sculptées.
Magnifique, Tous pareils, tous différents


La prochaine fois, oui car je reviendrais ! je me lèverais encore plus tôt, vers 4 heures du matin pour être à pied d'oeuvre, de chef-d'oeuvre devrais-je écrire au pied des temples, car il faut les escalader pour profiter pleinement de l'architecture et de leur majestuosité. Je suis chaque fois parti de l'hôtel à 8 heures mais c'est déjà trop tard et le soleil cogne déjà fort, alors je te dis pas à midi et en fin de visite vers 14 - 15 heures, c'est juste trop. De toute façon, après 5 heures de visite, c'est un peu l'overdose de temples, de chaleur, de photos, les batteries sont à plats. Les miennes et celle de l'appareil photo.






Et à chaque temple, le même rituel, les gamins, voire les plus grands qui te proposent boissons, cold drink, guide book, postcard, avec un certain sens de la conversation pour certains, tu pars quand, ah bon alors n'oublies pas les souvenirs pour tes amis, ok reviens me voir à la sortie du temple, etc. Pour autant que la sortie soit du même côté, car on rentre dans un temple par l'est, et bien souvent on le traverse intégralement (entre 600 et 1000 mètres) pour ressortir à l'ouest, c'est le sens sacré.
On est loin, très loin du harcèlement thaïlandais, où on te poursuit, t'attrapes par le bras pour te fourguer tout et n'importe quoi, Pourvu que les khmers gardent leur sourire et leur gentillesse bon-enfant et ne se transforment pas en harceleurs thaïs et ne commencent pas à vendre tout et n'importe quoi sous prétexte d'Angkor Wat, avec ou sans logo d'ailleurs. Ici ça reste gentillet, bon enfant.



Dimanche, troisième jour, trop chaud et surtout beaucoup trop de touristes (en majorité chinois, mais ça doit pas être mieux quand les européens ou les nord américains débarquent) lol. Mais heureusement dimanche bien accompagné.
J'ai très nettement préféré visiter les temples avec peu de monde, pour certains ça ne pose pas de problèmes, les tours opérateurs les ont écartés de leur circuit ! Et c'est dans ceux là que j'ai rencontré des cambodgiens très sympathiques. Mon guide à Bakong, un ouvrier du chantier de restauration qui se propose de m'accompagner autour des ruines alors que je lis le panneau explicatif, le courant passe alors banco ! Et en plus de ses explications, il connait très bien tout les coins et recoins du temple, y compris les moins visités !! ;-)
Les moines avec qui j'ai papoté pendant plus d'une heure de la culture khmer, des temples, de leur vie et du bouddhisme.

samedi 12 juin 2010

SIEM REAP

Les photos de SIEM-REAP

Mercredi 9
Après une dernière soirée à Phnom Penh avec un dîner excellent entourés d'amis dans un restaurant école pour jeunes de la rue "Romdeng" une petite nuit, des adieux humides et me voilà parti pour Siem Reap en bus très confortable mais pour six heures de voyage quand même. Sur des routes goudronnées, mais pas forcément toutes neuves ou pas finies. Six heures pour faire à peine plus de 300 km, ça nous fait un tout petit 55 km/h de moyenne.
Avec un seul arrêt à Kampong Thom, à peu près à mi-parcours, où j'en profite pour manger quelques fruits frais et mûrs comme on ne les trouve pas en Europe ! mini-ananas et mini bananes.


Très jolie petite ville de province, en tout cas pour ce qui est du centre historique, traversée du nord au sud par la rivière du même nom, dont les berges ombragées permettent de très agréables flâneries, car l'intérêt de la partie plus récente de la ville, voire de sa proche banlieue n'offre aucun, absolument aucun intérêt. Sur les grands axes en direction d'Angkor ou de l'aéroport, ce n'est qu'hôtel de luxe après hôtels de luxe, voire encore en construction. Ce qui promet pour le futur !!



Mais heureusement, le quartier autour du vieux marché, avec ses
immeubles de l'époque coloniale française est bien préservé, même si hélas les trois-quarts ont étés transformés en pub, café, restaurants, galeries, etc A tel point qu'ils ont renommés la 8ème rue "Pub Street" c'est tout dire.
Et fréquentés par énormément de touristes. Et encore nous sommes en basse saison. Je n'ose imaginer la haute saison. Et comme en Thaïlande l'alcool moins cher que chez eux permet à de nombreux européens et européennes de se comporter d'une manière dont ils auraient honte chez eux.


Ici le scooter est roi, c'est le scooter à tout faire, véhicule de déplacement famillial - comme pouvait l'être la Fiat 500, la 4cv Renault ou la 2cv Citroën en Europe à la fin des années 50 - J'en ai même vu avec cinq personnes à bord, ok avec deux bébés, mais quand même !
Heureusement la majorité ne s'ont occupés que par deux ou trois personnes.
Véhicule tracteur pour remorque en tout genre dont le plus commun est la calèche "tuktuk", mais aussi remorque de transport ou remorque étalage pour y vendre soit des fruits et légumes, soit artisanat soit pièces de rechange en tout genre.
C'est le véhicule de toute la vie. Ca commence à l'adolescence pour draguer et ça finit par promener famille nombreuse et grand-parents le dimanche.
J'ai essayé d'en photographier quelques uns, mais pas facile. Il faut avoir la camera prête au bon moment, ce qui est très rarement le cas.
Et tout ceux qui n'ont pas les moyens de s'en acheter un, ce qui est encore le cas de la majorité, utilisent vélos, tuktuk ou mototaxi.

mercredi 9 juin 2010

PHNOM PENH

Les photos du chapitre 


Samedi 5
Après une nuit solitaire et réparatrice, - mais avec un réveil en fanfare et tambourins, car il y a funérailles juste à côté de ma guesthouse, qui ne s'appelle peut-être pas pour rien : LastHome ! - je suis en forme pour une première promenade dans les rues de Phnom Penh, et jusqu'au quai Sisowath au bord de la rivière Sonlé Tap à la jonction avec le Mékong.



C'est une grande ville, deux millions d'habitants quand même pour la "colline de Penh" (27 mètres) mais on dirait un chef lieu provincial tant c'est calme, pas l'excitation et la vie trépidante d'une capitale. En tout cas dans ce quartier, et peu de circulation automobile, on a juste les tuktuk, en réalité, et grande différence avec la Thaïlande, ce ne sont pas des minibus ouverts, mais des remorques genre calèche attachées à un scooter, voilà pourquoi c'est poussif... CQFD.




Les gens sont moins agressivement "vendeurs" de leur services : tuktuk Sir, mototaxi Sir, massage Sir, sunglasses Sir.... qu'à Bangkok ou Phuket. Ils ont aussi moins le sourire cousu sur leur visage. Ce qui ne les empêchent pas de sourire aussi, mais au moins en temps opportun.

Tout se paie en dollars, mais ils ont rarement de la monnaie de 10$ et la petite ils te la rendent en riels à un cours......... à eux !

Tout le monde parle anglais et bien mieux qu'à Phuket et en Thaïlande, alors qu'il y a 30 fois moins de touristes, et que la scolarisation n'est de loin pas totale. Y compris les gamins de 6-8 ans qui veulent te vendre de l'eau dans la rue, engage la conversation et où tu vas et tu reviens et tu te souviens de moi tu reviens ici vers moi etc.

Et ma première promenade se termine par une douche monumentale, même à l'abri d'un grand arbre, l'orage qui menaçait depuis un moment a éclaté ! J'aurais mieux fait de traînasser à Wat Botum, le temple à côté du coiffeur de rue et de mon arbre. ;-)
C'est ici qu'en 1930 un charmant jeune novice doux et agréable, est venu passer quelques mois. Par la suite il a changé son nom et sa gentillesse : Pol Pot !!
Faut toujours se méfier des jeunes novices trop doux MDR


Dimanche 6
Re-réveil en fanfare...... les agapes de funérailles ici c'est deux ou trois jours et c'est à table toute la journée. Et après un petit en-cas au club de la presse (FCC : Foreign Correspondent's Club) très sympa bistrot, très bien situé au bord du quai, fauteuils confortable et wifi !
Visites, très bien accompagnée, du musée national, pas grand chose à en dire, et surtout du palais royal et de la pagode d'argent. Bâtiments et intérieurs magnifiques, photos.

C'est quand même fou que chez les peuples les plus pauvres on trouve le plus d'or et d'argent en parure de bâtiments !

Ensuite courte visite au Russian market, énorme bazar où on trouve absolument tout : du t-shirt à la quincaillerie en passant par restauration, électricité et artisanat.

Lundi 7
A propos de novices trop doux, j'ai visité l'horreur du régime de Pol Pot, l'ex-école S21 devenue en 1975 la plus importante prison "Tuol Sleng", où plus de 14'000 personnes ont été torturées, avant d'être assassinées à Choeung Ek (Killing Fields) durant les années du régime génocidaire. Seules huit personnes ont survécus.



Les poubelles et autres containers pour ordures ménagères sont inexistants, comme un peu partout en Asie du sud-est. Elles sont abandonnées au coin de la rue pour que la voirie puissent les enlever, et en attendant avec la chaleur et l'humidité ambiante -entre 33 et 37degrés- bonjour la décomposition et les odeurs !!
Mais cela permet aussi un certain tri sélectif, puisque plusieurs personnes vont dépecer les "sacs poubelles" afin d'y récupérer, qui les bouteilles en plastique, qui les boites en alu, etc. et ainsi générer une économie souterraine de subsistance.


Voilà pour Phnom Penh où j'ai passé presque cinq jours alors que j'en avais prévu trois et où comme d'habitude je n'ai fait qu'entre apercevoir les beautés.
Et où certains me voient déjà marié. C'est juste un joke ! Mais c'est vrai que si je suis resté plus que prévu c'est à cause de lui.
Mais ça je pourrais aussi l'écrire pour chacune ou presque des villes où j'ai passé. :-)

D'ailleurs faudra que....... (refrain connu...)

vendredi 4 juin 2010

Les cambodgiens aussi fidèles que les thaïs ?

19h, après une petite douche, je pars en quête d'un bar sympa et accueillant cité dans le Lonely Planet et sur internet, pas loin de ma guesthouse (normal, non ?) je le trouve sans trop de difficultés après avoir méticuleusement étudié deux plans de la ville. Sur le premier les rues sont numérotées, ce qui est l'usage ici et sur l'autre elles sont nommées pas facile de s'y retrouver. Enfin je trouve mon bar le "blue chilli" il est vide à cette heure exception faite du boss et d'un client anglais. Je commande une bière locale (Angkor 2USD) et les questions fusent tu t'appelles comment, tu viens d'où, etc... Normal dans un bar de civilisé, on n'est pas en Europe ici. Et la conversation s'engage sur les mérites du FC Barcelona de Messi & co. Pendant que le mec de Manchester et le boss évaluent les techniques respectives des clubs anglais et espagnols que j'écoute d'une oreille distraite, le staff arrive, et chacun veut savoir qui je suis.... Je commence à mater un petit loulou discrètement pendant qu'ils font la mise en place de la terrasse. Le boss me vante sa soirée drag show, je lui dis que je suis rassasié et que j'ai surtout envie de dormir SEUL !

Récapitulons pour ceux qui aurait manqué le début, Je suis arrivé à Phnom Penh il y a à peine 2h30 après des vols sans histoire de Phuket que j'ai quitté tôt (très) ce matin après une nuit épouvantable et trop courte. Coucher plus tard que prévu, car adios à des amis madrilènes, trop dormi la nuit précédente, diarrhée et pour couronner le tout à 5h45 un appel d'un mec de Barcelone qui s'inquiète de mon sort. (je ne sais pas de qui il s'agit, je lui dis de rappeler en septembre !)
Aéroport de Phnom Penh, c'est un peu le même bordel qu'à Denpasar, avec l'avantage ici, le bancomat est avant l'immigration, par contre tu n'as pas le choix de la monnaie : US dollars un point c'est tout. Monnaie nationale le Riel (KHR) tu oublies, bon peut-être que les appareils ne seraient pas assez gros pour contenir les milliard nécessaires. 1 franc = 3600 riels
Tu remplis tes 4 demandes, visa douanes etc, et hop manque la photo passeport, No soucis, tu paies 2 $ (2,5CHF) et c'est eux qui vont te la webcamer. et si tu n'as que des billets de 100$ pas de soucis, tu paies en Baths thaïs. 100 THB=3,6 CHF
Finalement c'est plus rapide et quasi plus simple qu'en Indonésie.
T'attrapes un taxi à la sortie, prix fixe pour aller en ville 7$ ! Juste un petit problème c'est pas une voiture c'est un tuktuk, et c'est lent, et il fait chaud et la pollution (ok, moins importante qu'à Jakarta) te brûles les yeux bon finalement tu arrives à ton hôtel après avoir expliqué dix fois que non tu veux aller à celui -là et pas un dans un autre ou le chauffeur touche une commission. Et évidemment, il n'a pas de monnaie sur 10 $, il veut prendre le solde en pourboire ! Je fais du change à la réception de l'hôtel et lui donnes 1$ de tip.

On peut reprendre sur les mérites du foot...
à la 3e bière je sens un besoin naturel et me dirige vers le fond du bar, quand j'en ressors le petit loulou me saute dessus et on s'embrasse (moi pas farouche), on se câline il veut venir quasi de suite à mon hôtel sinon à minuit quand il termine ! Je réussis péniblement à m'en détacher, (ça virait à l'acharnement) et reviens finir ma bière. Arrive quelques nouveau clients, dont un qui doit être français si j'en juge l'accueil que lui fait le personnel. Je lui dis bonsoir et la conversation s'engage, c'est un nouvel expatrié qui après avoir passé un mois de vacances au Cambodge est retourné en France faire ses valises, fermé boutique et loin les soucis de sarkoziland, il revient aujourd'hui pour s'installer ici, après un mois en son pays natal.
on parle de tout et de rien des soucis (ou des facilités) pour monter des business selon les pays des tracas administratifs, des impôts, et aussi des mecs et serveurs présents.
et là tout de go, il me présente son mec, son boyfriend.......... ben c'est juste celui qui m'a sauté dessus il y a pas 1/4 d'heure. et qui dès qu'il peut m'envoie des oeillades. On boit encore une tournée et je me casse. Deux cent mètre plus loin qui vois je arriver en courant qui veut absolument monter dans ma chambre demain à midi. Je tente de le décevoir en disant que demain est un autre jour que je ne sais à quelle heure je vais me lever ni ce que j'irais visiter et que je ne peux l'assurer d'être dans ma chambre à midi. Rien n'y fait ! Il viendra demain. Et moi je serais entrain de visiter le palais royal ou les berges de la Tonle Sap, juste avant qu'elle ne se jette dans le Mékong.


Sinon il me semble que les cambodgiens ont le sourire moins facile ou moins systématiquement vissé à la figure. Bien que je connaisse au moins un thaï (et pour cause) qui n'a pas le sourire cousu sur sa tête.